Aujourd’hui, quelques fragments.
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Cet hiver, j’ai relu L’Angoisse du roi Salomon d’Émile Ajar (pseudonyme de Romain Gary) parce que je voulais y retrouver une citation – et il s’avère que ce n’était pas le personnage que j’imaginais qui prononce ces phrases :
Le juste milieu. Quelque part entre s'en foutre et en crever. Entre s'enfermer à double tour et laisser entrer le monde entier. Ne pas se durcir mais ne pas se laisser détruire non plus. Très difficile.
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On devrait pouvoir admettre que le déplacement est un mode d’existence sans avoir à nier que le voyage abîme.
Léna Dormeau sur la liminarité, ou comment habiter le monde depuis ses interstices.
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Une émission émouvante des Pieds sur terre, sur deux personnes qui ont appris, tard dans leur vie, l’une à lire, l’autre à nager, sur la honte, la peur qui les a accompagnées durant des décennies, sur la joie qu’apprendre a suscité.
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There are times when a father cannot explain why he abandoned his son. It felt too late to confront him. It was getting close to midnight. He was 77 years old.
Un bel article de Nicholas Casey sur son enfance hantée par l’encombrante absence d’un père.
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Parfois je pense à Sephora Révolte. Je ne la connais que d’une photo postée sur twitter de sa sépulture érigée dans un cimetière Cévenol. Au centre de la croix, une plaque de métal émaillé en forme de cœur, sur laquelle est inscrit
Ici repose
Sephora Révolte
décédée le 2 février 1962
dans sa 92eme année
Elle a fait ce qu’elle a pu
Marc 14.8
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Les morts ne sont pas avalés, ni par l'eau ni même par la terre. Ils continuent de marcher parmi les vivants.
Saturne, Sarah Chiche
