« L’enfant crée ainsi une sorte de miniconfinement dans le confinement. Mais celui-ci est choisi, et c’est lui qui en définit les modalités : qui rentre dans la cabane, quand, à quoi on joue, de quoi on parle ».
Ce matin, ma mère ma envoyé un court article qui raconte comment les enfants confinés sont nombreux à avoir eu le même besoin de cabanes, de cocons bricolés et rassurants où se lover. Comme je les comprends, ces tout-petits, d'avoir envie de dormir ailleurs que dans leur lit. J'ai un peu regretté que l'on soit obligé de mentionner "les écrans" dans un article qui ne traite pas du sujet et pour dire une platitude, qui plus est, enfin, tant pis.
Et puis quelques minutes plus tard, Amélie a diffusé un nouvel extrait de Nos cabanes de Marielle Macé. C'était une jolie rencontre.
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À écouter également, puisque certains d'entre nous ont le temps, le son de l'œuvre The Visitors de Ragnar Kjartansson. On peut trouver une vidéo complète (non-officielle) sur youtube. C'est sans doute dommage de la découvrir par ce biais parce qu'il s'agit d'une installation vidéo et son magnifique, pensée pour être visitée et pas pour être visionnée sur internet (et c'est pour ça que je parle d'écouter la vidéo).
Je l'ai visitée il y a quelques années au Barbican à Londres. Dans un espace sombre il y a des écrans, présentant les différentes pièces d'une grande et vieille maison, pleine de recoins où se cacher. Dans chaque pièce des musiciens, improvisant ensemble, sans se voir, un chant mélancolique, tournant autour d'un vers du poème Feminine Ways d'Ásdís Sif Gunnarsdóttir.
On déambule : une accordéoniste à la fenêtre, un batteur près du vaisselier, l'artiste avec une guitare dans son bain… Lorsqu'on s'approche le son de l'instrument se détache ; les visiteurs de l'exposition se retrouve à 2 ou 3 devant le pianiste, puis se séparent et se retrouvent ailleurs, 5 minutes, 10 minutes, 20 minutes plus tard. Progressivement, les visiteurs de la maison se lèvent et se retrouvent. Les visiteurs du Barbican aussi. Rassemblés dans l'obscurité, on les regarde partir dans la campagne.
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Après avoir enregistré quelques extraits de Vers la nuit, j'ai réalisé que j'aurais aimé pouvoir l'enregistrer en entier mais qu'il ne s'agit pas d'une œuvre libre de droit.
Alors j'aimerais profiter du temps que j'ai pour donner ma voix à Des Livres à Lire et à Entendre mais je n'arrive pas à trouver d'ouvrages passés dans le domaine public qui m'enthousiasme suffisamment pour m'y atteler chaque jour. J'ai réalisé, en faisant tout d'abord le tour de ma bibliothèque papier, que je n'ai quasiment aucun livre d'auteurs morts depuis plus de 70 ans. Je ne sais pas ce que ça dit de moi, mis à part que la littérature qui me touche est contemporaine et que je n'ai pas lu mes classiques.
Si vous avez des suggestions de lectures, n'hésitez pas, j'ai envie de donner de la voix.
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D’ailleurs je l'exerce tous les soirs depuis 15 jours, je crie "DU FRIC POUR L'HÔPITAL PUBLIC" à l’heure où l’on applaudit. Parfois j'arrive à entraîner les enfants d'en face avec moi qui entraînent à leur tour leurs parents – une preuve de plus, s'il en fallait, que les enfants sont de gauche. Il faut bien crier un peu pour ne pas se consumer de colère.
