Kessel

cailloux n°80

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cailloux*
1 min ⋅ 17/04/2021

Māori bartering with Joseph BanksMāori bartering with Joseph Banks

Un dessin de Tupaia, originaire de Ra’iātea (une des îles Sous-le-Vent, aujourd'hui en Polynésie française), représentant un échange entre un Māori et le botaniste Joseph Banks : une écrevisse contre du tissu.

Cet article revient sur la vie de Tupaia – prêtre et navigateur polynésien – et particulièrement la fin de sa vie, lorsqu'il rejoint l'équipage du voilier Endeavour, commandé par l'explorateur James Cook. Lorsqu'il atteignent Aotearoa (que l'on connaît, depuis la colonisation, sous le nom de Nouvelle-Zélande) en 1769, Tupaia devient alors interprète auprès des Māoris, du fait de la proximité de leurs langues respectives, et échange avec de nombreux personnages importants de leur communauté à propos de leurs origines, croyances et traditions communes.

Aujourd'hui, Caridina tupaia, une crevette d'eau douce, est nommée après lui.

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Le documentaire La Sagesse de la pieuvre est, certes, très anthropocentré – le point de départ du film est la rencontre d'un homme avec une pieuvre habitant une forêt de varech à la pointe de l'Afrique du Sud. Craig Foster raconte comment cette rencontre avec un animal sauvage l'a absorbé tout entier, pendant une année – presque l'entièreté de la vie de la pieuvre. Celle-ci lui a permis de se décentrer et se remettre en lien avec son entourage et avec le lieu magnifique au cœur duquel il vit.

Mais, à mon sens, la véritable star du film est la pieuvre, ses couleurs, ses textures variables, ses yeux aux pupilles rectangulaires… elle est sublime. Le film est une parfaite illustration de l'intelligence du poulpe, à laquelle nous ne comprenons pas grand chose avec notre regard humain, soit trop projectif, soit trop analytique. Elle est curieuse, joueuse, pleine de ressources créatives quand il s'agit de chasser et surtout d'éviter de se faire chasser.

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Un autre type d'exploration avec la série animée pour adultes Midnight Gospel, créée par Pendleton Ward. Il s'agit de l'adaptation d’entretiens issus du podcast The Duncan Trussell Family Hour, de Duncan Trussell.

Dans la série, un spacecaster, Clancy Gilroy, joué par Trussell, utilise un simulateur pour se propulser – grâce à un genre de… téton cosmique ? – dans des univers virtuels, où il rencontre des personnages qu'il interviewe. Si c'est difficile à suivre, c'est normal, tout est complètement délirant, parfois même limite anxiogène. On y parle du sens de la vie et surtout de la mort, dans un mélange mystico-métaphysico-perché de références à des spiritualités diverses. Je n'adhère pas à tous les discours qui y sont déployés, mais, épisode après épisode, j'ai été prise dans cet univers, j'ai fini par comprendre où les créateurs de la série voulaient m'emmener. Si vous ne devez en regarder qu'un seul, ça doit être le 5, Annihilation of Joy, qui se déroule dans une prison pour les âmes perdues. Mais, si vous décidez de regarder la série, il faut aller jusqu’au dernier épisode, bouleversant, Mouse of Silver, adapté d'un échange entre Duncan Trussell et sa propre mère, la psychologue Deneen Fendig.

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Ça fond, ça glougloute et ça craquèle. Pour voyager à la vitesse d'une goutte d'eau, il y a Radio Glaces, un projet de Pali Meursault et Thomas Tilly, enregistré l’été dernier. On peut y écouter les glaciers d'Isère, et ceux qui les connaissent, les fréquentent, cherchent à les protéger.

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