Funeral at nine est un merveilleux court-métrage d’animation réalisé par les étudiant·es de l’école des Gobelins, Mamadou Barry, Rodrigo Veras, Ziyu Wang, Junhao Xiang, Wang Yu, Linfeng Zhou. Je ne sais pas quoi écrire pour vous convaincre de le regarder sans trop en dire, je crois qu’il faut simplement prendre cinq minutes de votre temps et vous faire votre propre idée.
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Je ne suis pas vous. Nous sommes autres. Ça ne devrait pas être grave, ça devrait être célébré. À essayer de faire rentrer les gens dans les cases, ils finissent dans des caisses en bois.
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Tous les jours, nos larmes coulent sur la terre légère qui recouvre les enfants qui n’ont pas survécu. Qu’ils grandissent en nous maintenant, fantômes de fantômes, le caillou de leur nom dans notre cœur.
Sur le blog de Charles Roncier.
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Précisément parce qu’un humain a besoin d’avoir la conscience à peu près claire pour passer ses nuits, les humains à qui une position privilégiée fait tirer bénéfice de la violence sociale tendent spontanément à faire organiser l'espace et le temps communs, la production, sa géographie, ses plannings, de sorte que le spectacle de leur violence soit placé hors de leur champ de vision. Qu’on puisse faire comme s’il n'existait pas. Qu’on l’oublie.
Un article du blog d’Alexis Dayon qui décrit finement la violence mortifère de “la valeur travail”, lorsque travail pour certain·es signifie “les affaires”, tandis que pour d’autres il s’agit de “la corvée”.
Lorsqu’il y a nécessité de pourvoir des postes dont a priori personne ne veut, il n’y a pas trente-six options, il y en a deux :
Ou bien l’on augmente les contreparties qu’offre la collectivité jusqu’à ce qu’elles soient suffisantes pour donner envie de pourvoir ces postes (logique de la justice, fondée sur le respect du libre consentement) ;
Ou bien l'on place un contingent d’êtres humains dans une situation de dénuement et de besoin telle qu’il soit possible de les forcer à pourvoir ces postes sous le chantage à la subsistance (logique de l’esclavage, fondée sur la violation du consentement).
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En 2021 j’ai commencé un projet intitulé neshume. Il s’agissait alors d’une vidéo, que j’ai écrite, tournée avec l’aide de Quentin, montée et… jamais terminée.
Le projet a trouvé un nouveau souffle ainsi que sa forme finale depuis que j’ai découvert Bitsy (dont je vous ai déjà parlé ces derniers temps).
C’est une courte histoire interactive, qui parle de rituels ou de l’absence de rituels. Elle est désormais accessible sur ma page itch.io et vous pouvez la jouer depuis un ordinateur en vous déplaçant à l’aide des flèches de votre clavier.
