Image extraite du documentaire Skull + Bone de Victoria Riviera
Depuis 200 ans, le jour de Mardi Gras, le North Side Skull + Bone Gang, vêtu de costumes macabres, réveille les habitant·es du quartier de Tremé : c’est ainsi que débute le carnaval de la Nouvelle-Orléans. On peut les voir dans ce très beau mini-documentaire de Victoria Riviera et entendre parler leur chef, Bruce ‘Sunpie’ Barnes.
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Un memento mori en creux, ce poème de Danusha Laméris, Feeding the worms.
Ever since I found out that earth worms have taste buds
all over the delicate pink strings of their bodies,
I pause dropping apple peels into the compost bin, imagine
the dark, writhing ecstasy, the sweetness of apples
permeating their pores. I offer beets and parsley,
avocado, and melon, the feathery tops of carrots.
I’d always thought theirs a menial life, eyeless and hidden,
almost vulgar—though now, it seems, they bear a pleasure
so sublime, so decadent, I want to contribute however I can,
forgetting, a moment, my place on the menu.
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Cuillère en argent de la collection de David Constable, v. 1660.
Au 17e siècle, en Angleterre, alors qu’il était de coutume d’offrir une cuillère aux nouveaux-nés lors de leur baptême, la matriarche de la famille Strickland, Lady Frances Strickland, offrait à ses petits-enfants des cuillères en argent un peu particulières, gravées de memento mori. (C’est ainsi que j’ai compris l’origine de l’expression “être né·e avec une cuillère d’argent dans la bouche”.)
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Le tableau Sam’s Spoon d’Avigdor Arikha évoque délicatement le souvenir de son ami Samuel Beckett, et le lien étroit entre naissance et mort. Peint peu après le décès de Beckett il représente une cuillère en argent – sur le manche est gravé “Sam” – posée sur un tissu blanc, nappe ou linceul. Cette cuillère avait été offerte à Beckett à sa naissance et il l’avait à son tour offerte à Alba, la fille aînée d’Arikha, à sa naissance en 1966.
Sam’s spoon, Avigdor Arikha, collection de Doron Sebbag
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Je n’ai pas été baptisée mais l’on m’a aussi offert une cuillère lorsque j’étais enfant. Une simple cuillère en inox sur laquelle mon grand-père avait sculpté une à une de petites dents, pour mieux séparer la pulpe des pamplemousses de leur peau blanche et molle – je la garde comme un souvenir précieux.
