"In sewing and embroidery, sometimes the thread becomes knotted halfway through a stitch. You have to take time to undo the twisted thread or you cannot continue. A knot is a stop, and for good reason. We are at a knot that was forced through the fabric of our country at the very beginning, residing within the foundation, left unaddressed."
Les illustrations de Sarah Hagale me touchent beaucoup et cette légende, placée sous l'une d'entre elles, a résonné de manière singulière. Peut-être parce que depuis plusieurs semaines maintenant je passe tout mon temps libre à coudre. Des masques évidemment mais aussi des vêtements ; une jupe, un short, une chemise, un pantalon, une veste, un débardeur, je m'essaie à tout. Je le fais pour occuper mon esprit et mes mains à la fois, pour faire passer le temps plus vite dans l'attente de réponses, d'une réponse en particulier qui défera le nœud qui se présente dans ma vie. Il est minuscule, presqu'insignifiant, mais il m'empêche néanmoins d'avancer. (Si tout va bien, il aura disparu demain, pour laisser place, sans doute, au prochain.)
La couture, comme la broderie, le tricot ou le raccommodage, sont des activités assez répétitives – j'ai découvert que je passe plus de temps à planter des épingles qu'à coudre à proprement parler – mais qui requièrent une certaine attention, pour positionner correctement l'endroit contre l'endroit, modéliser les formes dans son esprit, anticiper l'étape suivante… et puis, le tissu est un medium souple mais pas complètement malléable. Il présente des contraintes différentes selon la matière, le tissage, et tout cela empêche de complètement se laisser aller à ses pensées, un bénéfice indéniable quand on commence à tourner en rond dans sa tête.
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Depuis le mois de janvier, Josie George note chaque jour le temps qu'il fait puis tricote un rang à son écharpe, en fonction de la température extérieure et des conditions atmosphériques. La couleur, du plus froid – un gris bleuté entre -5 et 0°C – au plus chaud – un bordeaux de 36 à 40° – est rehaussée d'un fil de mohair et soie – soleil, nuages, pluie, neige.
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Adrianna Wallis a posté sur son compte instagram la photo d'un gilet de bébé, agrandi déjà 6 fois, pour qu'il continue d'accompagner son fils, tout au long de sa croissance. Les petites poches décoratives initiales sont maintenant perchées sur la poitrine, l'accord des couleurs est pour le moins audacieux et le tout est terriblement émouvant.
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Pendant le confinement j'avais découvert l'histoire des Patard, tapissiers dans le 18e à Paris depuis 1948. Madame Patard est un véritable rayon de soleil. J'espère qu'elle va bien, ainsi que Monsieur Patard et Monsieur Forrest – leur vieux chien qui tient plus du shmate que du canidé.
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Je ne sais pas encore quand la prochaine collecte de cailloux aura lieu – je ne le sais jamais en vérité – mais sans doute pas avant août, peut-être pas avant le 13, soit les 2 ans de cette modeste newsletter que j’ai plaisir à partager avec vous. D’ici là j’aurai peut-être résolu le problème avec mon nom de domaine qui ne pointe plus vers mon site, peut-être pas, on verra !
