Kessel

cailloux* n°7

la tondeuse de Britney, le livre de la vie, l'amour/la mort

cailloux*
1 min ⋅ 19/09/2018

une illustration dont je n'arrive pas à retrouver l'auteur ou la sourceune illustration dont je n'arrive pas à retrouver l'auteur ou la source

Un article retraçant le parcours de Britney Spears et ses tentatives d'émancipation, tentatives d'être un sujet et non pas assujettie au désir des autres. Cette citation, a propos de son geste en 2007 – se tondre la tête :

"C’est un acte fondateur, essentiel de la réappropriation de son corps, interprète Joachim Ohnona. Une façon de dire: “Je ne pourrais plus être votre poupée, car je suis chauve.”"

La Barbie est glabre – c'est même indispensable, imaginerait-on une poupée barbue, poilue ? – mais ne peut être chauve. Et pourtant, n'est-ce pas le destin partagé de bon nombre d'entre elles, finissant leur carrière de poupée modèle avec quelques pauvres touffes de cheveux hirsutes (et des membres disloqués) ?

Dans l'acte de se tondre la tête il y a également un deuil à l'œuvre. Du moins c'est comme ça que je l'ai ressenti lorsque, moi aussi, j'ai décidé de me séparer de mes cheveux, deux ans après Britney. Une manière d'acter la mort d'une partie de soi.

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Aujourd'hui, et jusqu'à la tombée de la nuit, c'est Yom Kippour. Le jour où tout finit, où tout va commencer, une "répétition générale de notre mort".

The words we recite on Yom Kippur make that challenge perfectly clear: “How many will pass away and how many will be born? Who will live and who will die?” The images — of God writing us in the book of life or death, of us begging for mercy and kindness, of gates closing — are so stark and, frankly, so scary that many people want to turn away. The day asks us to sustain the stare.


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Je continue de lire beaucoup d'articles ayant trait à la mort, le plus souvent à la mort suite à une maladie, le plus souvent un cancer. Je continue de ranger, dans mes tiroirs mentaux, les phrases, les images qui m'arrêtent, qui me parlent, qui me font pleurer. Je pense avoir trouvé un titre, une étiquette à coller sur le tiroir : apprendre à mourir. Cette combinaison de mots, je l'ai rencontrée il y a trois ans et demi dans une tribune de Paul B. Preciado qui parlait de l'amour : Saint-Valentin est une ordure.

"Paradoxalement, maintenant que je ne crois plus en l’amour, pour la première fois, je suis prêt à aimer : de manière contingente, finie, immanente, anormale. Je sens que je commence à apprendre à mourir."

Et c'est bien ça, en vérité : apprendre à mourir parce qu'il semblerait que c'est la seule façon d'être vivant.

cailloux*