L'autre jour dans la librairie de la Friche de la Belle de Mai à Marseille, j'ai feuilleté La Fabrique des corps d'Héloïse Chochois édité dans la collection Octopus chez Delcourt. Ça parle de l'histoire de l'amputation et des prothèses et du transhumanisme, et ça a l'air plutôt chouette. Je vais sans doute lire pas mal de BD de vulgarisation scientifique dans les prochaines semaines.
J'ai découvert tout à l'heure, au fil d'une émission de la RTS sur la psychologie des jeunes enfants, la très savoureuse chanson 3 ans de Philippe Katherine. Comment ai-je pu passer à côté ?
J'ai lu les poèmes fondus d'Amélie, ça m'a donné envie de reprendre l'écriture de poèmes autodatés. J'en ai écrit un, aujourd'hui, pour le plaisir et c'est déjà pas mal :
130818
Aujourd'hui,
j'oscille entre
l'ennui du retour, des tâches en souffrance
et
la joie puérile des bonnes résolutions, rarement tenues.
À propos de résolutions, j'ai découvert les interviews de David Marchese, brillantes et distrayantes, notamment celle d'Erykah Badu, qu'on ne lit sans doute pas pour ses analyses politiques bancales mais qui dit quelque chose qui m'a marquée :
I used to want to appear like I knew everything, and now my favorite answer to give is 'I don't know.' I just love to say, 'I don't know.' It makes life a whole lot easier.
J'ai aussi commencé à lire Les Choses de George Perec et ça résonne avec beaucoup de choses de la vie matérielle, exiguë, mesquine, qui me préoccupent en ce moment. Ça parle aussi d'orgueil, et finalement, tout cela me pousse prendre une résolution pour cette rentrée qui approche, inspirée de la sagesse un peu perchée d'Erykah Badu : reconnaître que je ne sais pas. (Et passer moins de temps sur internet, aussi, mais je n'abuse personne je crois, pas même moi, alors c'est une résolution entre parenthèses.)
